Art3f

Sodico & art3f… Toute l'histoire

Le salon d’art contemporain art3f créé à Mulhouse en décembre 2012 en avait surpris plus d’un, avec sa belle affluence – 12 000 visiteurs – malgré la neige, l’éclectisme des œuvres présentées, le mélange des artistes et des galeries, la disposition inattendue des stands et surtout l’ambiance conviviale et décomplexée.

Après le Parc Expo de Mulhouse, suivirent Bordeaux, Nantes et Lyon où le concept est décliné. Si rien n’était gagné à ce jour, il fallait oser. Serge Beninca, par ailleurs patron du magazine Terra Cotta, explique pourquoi il s’est lancé dans ce défi : mettre l’art contemporain à portée d’un large public et en-dehors de Paris. Lire la suite…

Sodico & art3f … toute l’histoire

Concours nouveaux talents

C’est avec la même envie de sortir des sentiers battus que nous mettons dans chacun de nos projets immobiliers que nous nous engageons aujourd’hui à faire émerger et soutenir des nouveaux talents artistiques. Peintre, sculpteur ou photographe, nous vous offrons la possibilité d’exposer vos œuvres dans notre espace réservé au salon art3f de Mulhouse. Chaque année, cinq artistes retenus par le comité de sélection SODICO IMMOBILIER exposent leurs créations tout au long de l’évènement.

Découvrez notre sélection 2015 !

Pascal FRIEH

Littéralement foudroyé par la rencontre avec la sculpture métal, j’ai ressenti une envie irrésistible de créer à mon tour. Purement autodidacte, je commence à créer en 2011.

Aucune expérience artistique. Aucun matériel, aucun matériau, aucune technique. Pas d’atelier.
« Banquier », mon métier ne me prédispose pas plus…
Mais l’envie et le besoin de créer étaient plus forts que tous ces faits têtus.
A la quête d’un espace de liberté salvateur, chaque sculpture constitue presque un enfantement, toujours dans l’effort, avec la matière qui me résiste, pour finalement céder dans son cortège de flammes, d’étincelles, de chaleur et de sueur, et chaque fois avec un plaisir intense.

Depuis, la nuit et les week-ends, je créé avec passion des sculptures métal en acier à base d’éléments recyclés, usagés ou détournés, prolongement d’une chasse aux trésors excitante et permanente pour trouver la matière nécessaire.

Je redonne vie à ces objets, en créant des sculptures essentiellement animalières, de forme organique tout en étant souvent composées d’éléments mécaniques.
J’essaie de leur transmettre force, mouvement et puissance, sans concession, mais avec élégance.

J’affectionne tout particulièrement certains animaux : bisons, taureaux, rhinocéros, éléphants, dragons, Hydres de Lerne, coqs, fusion de machines et d’animaux comme les rhinotank….
Les poupées vaudou ont également capté mon attention, par pur clin d’œil.
Touche à tout, je commence à explorer l’abstraction.

J’ai rencontré la sculpture métal sur le tard, aussi soudainement et fortuitement qu’une météorite tombe du ciel.
De cette rencontre est né un plaisir intense, renouvelé à chaque création. Inespéré.

ZK Photografika

Après plus de quinze ans de service dans la publicité, un retour aux sources était devenu impérieux. En lieu et place des pinceaux de jadis, de l’huile de lin, des pigments et de la térébenthine, je me suis armé d’un appareil photo, de deux parapluies et d’un GPS.

Un pèlerinage photographique de trois ans à la lisière de la peinture. Entre noirceur baroque et sensualité rococco.

Si j’avoue volontiers être fasciné pas les grands maîtres Velázquez, Le Caravage, Rembrandt, De La Tour ou Van Dyck, je ne cherche pas à m’en inspirer directement.
Beaucoup trop de respect et d’orgueil pour cela.

Mais, au détour d’un clair-obscur ou d’un regard, je ne peux m’empêcher de nier l’influence picturale.

Camus écrivait « créer, c’est vivre deux fois », et ce sont bien deux vies qui se mélangent dans ce retour aux sources.

Jean-Philippe DEUGNIER

Autodidacte, je pratique la photographie depuis mes vingt ans.
Après une formation sur la technique, j’ai cultivé mon œil par la peinture et le graphisme. Des auteurs tels que Mario Giacomelli, Florence Henri ou le Bauhaus ont influencé mes premiers travaux.

Le rendu chromatique de la peinture et le modelé de la sculpture guident en général mes images. Une série sur le bougé puis une seconde sur l’Ile Seguin, m’ont permis d’expérimenter l’écriture photographique structurée et professionnelle. Cette seconde série a révélé ma passion pour l’architecture industrielle : sa géométrie, son chromatisme, sa matière et sa trace multiforme.

Sensible à l’oubli, au temps corrupteur, à l’oxydation de la matière, mais aussi à la grandeur passé et présente, je me spécialise dans le patrimoine industriel et l’architecture.
Professionnel depuis 2 ans, mon entreprise réalise des reportages et des livres d’entreprises pour des groupes industriels, partout en Europe.
Les tirages que je réalise pour mes clients ou pour mes expositions, sont souvent des impressions directes sur aluminium brossé, par le procédé UV.

Ayant un rapport étroit avec le métal (l’industrie lourde, la métallurgie, le monde ferroviaire), j’aime cette mise en abîme que me permet ce matériaux.

C’est également un véritable attrape lumière, qui permet de transfigurer les images et d’approcher du pictural.

Jean-Michel JEUDY

Jean-Michel JEUDY

Nahuette

Née en 1981, photographe amateure et autodidacte, j’ai toujours été attirée par le monde artistique sans pour autant y participer.
C’est uniquement lorsque j’ai découvert les poupées de collection en résine en 2005, que j’ai ouvert les portes du monde de la photographie.

J’aime les prendre en photo, montrer la finesse des artistes qui les ont fabriquées et de ceux qui les ont embellies.
Elles dégagent beaucoup d’émotions diverses et c’est cela que je souhaite partager.
J’estime important que la technique laisse place à la sensibilité artistique.

En 2009, j’ai eu l’occasion d’être publiée dans le magazine « Le monde de la photo.com ». L’une de mes photographies a été sélectionnée dans le groupe « Flickr » du magazine, pour illustrer le thème « Eloge à la douceur ».

En 2015, la boutique « Jolie Doll » à Rennes, m’a ouvert ses portes pour exposer quelques-unes de mes photographies.

Découvrez notre sélection 2014 !

Anthony VEST

Artiste protéiforme Anthony Vest construit au jour le jour un réseau d’images redessinées tantôt en dessin, peinture, tantôt à travers objet ou installation.

Il choisit le médium correspondant le plus justement à une reconstruction personnelle d’un univers de signes urbains, télévisuels, graphiques et violents dans lequel notre œil corrompu se perd inconsciemment. Tentative sérieuse de nous accompagner vers une profonde légèreté.

Le tout, autant que possible, avec un soupçon d’ironie, une bonne dose d’humour et une économie de moyens.

Yves SZYWALA

Yves Szywala est un sculpteur Français de 44 ans travaillant dans la région Mulhousienne.

Fasciné depuis l’enfance par la transformation de la matière, cela a toujours été une véritable alchimie à ses yeux. C’est au travers de ses nombreuses expérimentations qu’il a acquis quantité de techniques et de savoir-faire. Avant de se lancer concrètement dans la réalisation de ses propres œuvres, il a longtemps exprimé sa créativité dans la réalisation de déguisements ou de copies d’objets de films. C’est seulement en 2013 et suite à de nombreux encouragements qu’il se lance dans des œuvres personnelles et les confronte enfin au regard du public. Les premières expositions arrivèrent la même année et furent immédiatement couronnées de succès (prix, encouragements, mentions spéciales, grand prix du jury).

Outre ses distinctions, son travail fut remarqué par la communauté Steampunk Française qui emmena ses œuvres à Paris jusqu’au salon Geekopolis 2014.

Il n’est pas envisageable d’évoquer les créations d’Yves Szywala sans parler du Steampunk, le mouvement culturel duquel s’inspirent ses sculptures.

Le steampunk est un genre artistique lié à la science-fiction. Il prend racine dans l’univers industriel du XIXème siècle. Le genre fait référence à une période juste avant la Belle-Epoque où l’énergie provient de la vapeur (steam en anglais).

Le pétrole et ses dérivés chimiques, dont le plastique, n’ont pas encore été inventés, c’est pour cela que l’usage de matériaux tels que le cuivre, le laiton, le cuir ou le bois y est si répandu.

Même si le terme Steampunk est encore méconnu du grand public, il n’est pas rare d’en voir des représentations dans des œuvres populaires à grand succès (Captain America, Sherlock Holmes, Hellboy, les Mystères de l’Ouest et bien d’autres…).

Paul HARTMANN

Né en 1975, vit et travaille à Strasbourg

Diplômé en architecture et exerçant le métier d’architecte de 2002 à 2012. Artiste peintre depuis 2012.

Les préoccupations de l’artiste projetées sur la toile sont celles qui l’accompagnent depuis sa formation en architecture. Il est question de la manière de suggérer la profondeur dans le dessin et de la relation que le spectateur entretient avec l’image. De l’architecture provient aussi cette exploration des liens qui se tissent entre les individus et les objets qui les environnent.

Ces thèmes sous-tendent la série présentée à Art3f.

La série de tableaux constituant les « variations de figures ouvertes et incomplètes » explore l’ambiguïté du tableau, à la fois surface plane et concrète et idée représentée, illusion de profondeur. Le travail de Paul Hartmann consiste à rendre la tension entre la représentation en perspective issue des maîtres de la Renaissance et la table rase du modernisme qui n’a gardé que la réalité concrète de la toile et ses agencements de couleurs.

Les « figures ouvertes et incomplètes » prennent appui sur l’œuvre conceptuelle de l’artiste américain Sol Lewitt. Celui-ci présentait les variations possibles autour d’un cube évidé dont il manquait des arêtes.

Paul Hartmann substitue à ce cube le profil d’un personnage chargé de mimer les arêtes du cube. Au fil des variations, le personnage subit des distorsions de plus en plus importantes qui le rapprochent du cube qu’il prend pour modèle. A partir de cette base comprenant un personnage et la géométrie du cube, le spectateur pourra voir émerger des significations particulières.

Jérôme BEDES

Fâché avec le système scolaire, je quitte l’école à 15 ans pour faire un apprentissage de pâtissier. Une fois obtenu mon diplôme, je travaille en entreprise avec un immense plaisir pendant quelques années.

Le métier s’industrialise et mon goût pour l’artisanat m’amène à choisir une autre voie. Je m’oriente vers la publicité au travers du métier de peintre en lettre dont j’obtiens le diplôme en 94. A ce moment-là, je réalise des enseignes ainsi que des décors à l’aérographe (discothèque, bar, resto, moto, camions, etc…)

Suite à un licenciement économique, je me décide à reprendre mes études et m’inscrit aux arts appliqués de Bordeaux. Grâce à mes différents professeurs, je découvre un grand nombre de techniques artistiques (moulage, modelage, fonte du bronze etc…)

J’obtiens mon diplôme en 1999, et décide de venir m’installer dans le Lot. Je loue donc une ancienne épicerie dans un micro village. Depuis je n’ai de cesse de travailler à mes œuvres, tout d’abord la sculpture, et depuis 2003 environ, la peinture.

J’ai été à plusieurs reprises invité à exposer mon travail ainsi qu’à réaliser des œuvres publiques (Bordeaux, Cognac, Pauillac, St Emilion, île des Orcades, Slovénie, Paris et Mulhouse).

Je suis l’heureux père d’une fille de 13 ans, et j’ai la joie d’enseigner la peinture à un public d’adultes handicapés dans différentes structures. »

Damien ESCHBACH

Damien Eschbach est né le 19 juillet 1974.

Il est autiste Asperger et, comme beaucoup d’autistes de cette catégorie, présente des dons artistiques hors du commun.

Fasciné par la ville, il a toujours pris du plaisir à flâner au fil des rues pour détailler par-ci par-là des trésors d’architecture, de ces témoignages des différentes époques qui, à leurs manières, ont façonné son visage et sa cohérence.

C’est sa magnificence et sa grandeur qui s’exprime à travers ses dessins et ses aquarelles, ayant pris autant de plaisir à l’élaboration de son livre sur Belfort (édité par la mairie de cette ville et maintenant épuisé) qu’aux dessins de vues architecturales imaginaires où la mine de son crayon a fait ses premiers pas…

Il est également sculpteur et vous présente dans cette exposition le « Charche », hybride de Chat et d’Arche, ainsi que « l’Escarchat ».

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Sélection 2013.

Jean-Jacques DELATTRE

Dans son travail de photographe, observateur attentif du monde, il se sert d’événements où l’ordre du «vivant » s’inscrit de façon majeure, essentielle. Ce sont ces moments uniques presque invisibles parce que fugaces, qui le questionnent et avec lesquels il veut faire oeuvre.

« Les accidents de la réalité » font l’objet d’une partie de ses prises de vues, ces « accidents de la réalité », sont des scénographes improbables se mettant en place de manière impromptue, offrant à l’oeil des rencontres inespérées.
Il retient ces moments pluriels, il les cherche, les attend en toute patience sachant qu’il s’agit bien là, non pas de hasard, mais de l’affirmation d’une recherche toute personnelle pour retrouver ce qui est au fond de lui. Il ne sait pas échapper à ce qui le touche. Il est à la recherche de quelque chose issu de l’ordinaire et qui une fois capté, devient « extra » ordinaire.

Ses photographies ne se situent pas uniquement dans un rapport à la réalité, mais également dans un rapport à la peinture. En effet, il pousse l’image photographique à devenir textures, formes prises dans le mouvement de la couleur. Dans cette « peinture » photographique, c’est le côté charnel qui l’intéresse, là où le mouvement est donné par l’excès de couleurs, où le contour imprécis fait loi. C’est sa façon de « poétiser » le monde, de le renvoyer à son « mystère ».

Enfin, ses images racontent des histoires, qui sont autant de mises en scène du temps et des êtres. Le réel devient décors, ouvrant ainsi différentes lectures possibles de l’image photographiée.

Fabrice JAC

Après un passage à l’école des Beaux Arts de Lyon sur la fin des années 1980, il se lance à corps perdu dans le monde de la musique (programmateur, directeur artistique, manager…), pour revenir 15 ans plus tard, toujours occupé par la peinture se claquemurer dans son atelier pendant septannées. Depuis juin 2012 il diffuse son travail dans différents lieux d’exposition.

Ses (p)références ? À dada entre l’expressionisme et le suprématie, son travail est le résultat du télescopage entre un désordre intérieur et une rigueur graphique et méthodique. À travers la technique du collage (détournement, recyclage, croisement, mixage), il utilise également : peinture, encre, posca, crayon de couleur, dessin… sur différents supports : toile, bois, métal, carton…

Thibault LAGET-RO

À l’origine de son travail, l’artiste a cherché à montrer la fragilité cachée que chaque individu avait en lui. Pour y arriver, il a façonné un personnage dont l’image s’approchait d’une boîte dont la caractéristique principale était d’être « un standard inconnu ». Sorte de coffre secret en perpétuel changement dont les mouvements nous sont parfaitement invisibles.

Ce personnage est construit simplement et sa structure, faite d’angles et de lignes droites, n’a que très peu varié  depuis ses premières oeuvres. Une simplicité qui se retrouve dans son univers ; de grands aplats n’offrant que peu d’informations et peu d’aspérité.
Ce qui intéresse l’artiste au fond, c’est l’impersonnel et l’universel. Cette apparence figée que dégage un individu pour exister car dans notre monde, c’est surtout le regard de l’autre qui nous définit.

Quand il a commencé à peindre, Thibault LAGET-RO n’a pas réalisé que les couleurs qu’il allait utiliser pour représenter cet homme seraient intimement liées à son état. Et il n’a pris conscience que très tardivement que chacune de ses toiles racontait une aventure ayant pour thème la liberté. Du rouge (l’urgence d’exister), au bleu (le besoin de respirer) en passant par le marron (la nécessite de vivre), toutn’était en réalité qu’un combat pour la liberté.

Une évolution lente qui a conduit Thibault LAGET-RO à introduire de plus en plus de personnages qui se colorisent en fonction de leur importance.

Depuis maintenant deux ans, il oriente son travail vers des sujets d’actualité en s’appuyant sur le travail de témoins directs d’événements. Il a commencé cette approche avec les clichés de Rémi Ochlik, reporter de guerre, mort à Homs en Syrie mais aussi avec des photographes italiens moins connus et récemment, à partir de clichés réalisés par Patrick Chauvel, l’un des derniers géants du photo reportage de guerre.

Marc LEPILLEUR

Né en 1968 en Suisse, Marc Lepilleur suit d’abord une formation en génie mécanique à Paris puis en Arts Plastiques à Rennes. Il crée ensuite son premier atelier, où il découvre petit à petit un intérêt pour le verre. Il alterne ensuite stages de formation aux Arts Verriers avec des expositions collectives, des salons (Maison et Objets) et des expositions personnelles (Nancy, Troyes, Bazouges). Il reçoit également le Prix d’Honneur de la Fondation Jetta Cuny en Allemagne, en 2005, ainsi que le Prix de Sculpture de la ville de Cholet en 2010. Son travail se développe dans plusieurs directions : une recherche sculpturale purement introspective et personnelle, un travail sur l’objet, des réalisations sur commande pour des particuliers. Il anime également des stages sur le travail du verre en sculpture depuis 2011.

 

Cédrick VANNIER

Repères bibliographiques
Cédrick Vannier est né en 1974 à Orléans, où il vit et travaille. Après des études à l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans et à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges, ses oeuvres ont été exposées dans le cadre d’expositions personnelles ou collectives. Son travail est représenté par la galerie Philippe Frégnac à Paris et par la galerie Gil Bastide à Orléans. En 2010, Cédrick reçoit le prix Claire Combes de la Fondation Taylor et entre dans les collections de la Fondation Colas en 2013.

Présentation
Les multiples figures des gens dans leur quotidienneté autour et au-dedans d’une séquence : un moment habitant le banal et l’hospitalier, événement sportif (ici, là, spectaculairement plus rare…), un bar, la rue, un jardin, une piscine … Des gens, des enfants, un chien, qui, dans leur ensemble sont happés par le peintre et son oeil, premier muscle d’une brosse à tête bio-géométrisante et qui réinterprète et compose sur la toile de la vie et le châssis de l’ordinaire. Des corps, des femmes, des hommes, qui demeurent, instants taillés, scènes soudain figées, au-devant et au-dedans de la mire de Cédrick Vannier, d’abord spectateur enjoué, oeil dégagé mais scrupuleux, ainsi que le scrutateur aguerri puis interprète original et généreux. Alors l’artiste tisse les traits acérés ou sereins aux façades, aux pignons, aux toits et aux arbres, aux cieux aussi. Autant d’environnements et d’aires qu’il refigure et auxquels il reconstruit, comme à leurs occupants, de longues rides et des rondes landes, des faciès en arêtes et découpes de fonds en façades-visages : des fonds faits faces où peaux et pierres se fondent et s’enlacent par le passage de lourdes et larges traces qui figent les instants tannés des lignes et des masses, aplats tirés à la fronde des vies instantanées.